La méditation

La méditation traverse plusieurs traditions sans appartenir à aucune en particulier. C’est ce qui explique la diversité de ce qu’on désigne sous ce mot.
Les traditions d’origine
Le bouddhisme, dans ses différentes branches, avec des pratiques distinctes : attention au souffle, observation des sensations, contemplation.
L’hindouisme, où le terme dhyāna désigne l’un des membres du yoga classique.
Le taoïsme, avec des pratiques d’immobilité et de circulation du souffle, proches du qi gong — voyez la médecine chinoise.
Les traditions contemplatives chrétiennes, avec la prière du cœur et la lectio divina.
Les grandes familles de pratique
L’attention focalisée : on ramène l’attention sur un objet unique — le souffle, un son, une image — chaque fois qu’elle s’en écarte.
L’observation ouverte : on laisse venir ce qui se présente sans s’y attacher.
Les pratiques guidées, où une voix conduit la séance.
Les pratiques en mouvement : marche méditative, qi gong, certaines formes de yoga.
La posture
Assis, le dos droit sans raideur, sur un coussin ou une chaise. La tradition insiste sur la stabilité plus que sur une position particulière : le lotus n’est pas une obligation, et beaucoup de pratiquants expérimentés s’assoient sur une chaise.
Le repère d’Esmée : commencez par cinq minutes, pas trente. Une pratique quotidienne courte s’installe ; une pratique longue et irrégulière s’abandonne. C’est la régularité que toutes les traditions mettent en avant.
La sécularisation
À partir des années 1970, des formes laïcisées se développent, notamment autour de la pleine conscience — des protocoles standardisés en ont été tirés, qui ont fait l’objet de nombreux travaux.
Voyez les énergies et traditions, le reiki — dont les cinq préceptes se récitent dans un esprit voisin — et les facultés, plusieurs traditions rattachant la méditation au développement des perceptions.
Questions fréquentes
Quelles sont les grandes familles de méditation ?
L’attention focalisée sur un objet unique, l’observation ouverte de ce qui se présente, les pratiques guidées par une voix, et les pratiques en mouvement comme la marche ou le qi gong.
Faut-il s’asseoir en lotus ?
Non. La tradition insiste sur la stabilité plus que sur une position particulière, et beaucoup de pratiquants expérimentés s’assoient sur une chaise.
Combien de temps méditer ?
Mieux vaut cinq minutes par jour que trente une fois par semaine. Toutes les traditions mettent la régularité en avant plutôt que la durée.